Le chômage recule, la reprise est là, la France sort enfin de la crise, l’Europe est sauvée ! Tout va de nouveau pour le mieux dans le meilleur des mondes. C’est du moins ce qu’ils veulent nous faire croire. Ils ? Le complot capitaliste de la finance mondiale ? Ou plutôt le gouvernement et le président de la France ? Un gouvernement qui, chaque jour, cède à la politique de l’émotion et du jour le jour pour mieux masquer ses échecs économiques. Un gouvernement qui semble s’acharner à dresser les français les uns contre les autres pour camoufler l’échec de sa (non) politique sociale. La politique des effets d’annonces ne fonctionne plus. Les français et plus particulièrement les jeunes ne croient plus et n’arrivent plus à imaginer leur avenir. Or, une société sans avenir est avant tout une société sans présent. Les socialistes, la gauche, et les femmes et les hommes de progrès doivent et peuvent imaginer un autre avenir.
Une autre France est possible.
L’été de tous les dangers.
Juin, contre la « réforme » des retraites du gouvernement pour satisfaire les vœux du MEDEF et les demandes des agences de notation, nous avons manifesté avec les syndicats. Dans le projet gouvernemental, les ouvriers et les employés sont les premiers visés, par le recul de l’âge légal de départ en retraite ; les précaires, souvent les femmes, devront travailler jusqu’à 67 ans pour obtenir une pension de retraite à taux plein ; la répartition de l’effort est injuste (92 % pour les seuls salariés et 8% au capital et au patrimoine). Pendant ce temps, les pensions qui ont déjà baissé avec la réforme Balladur /Fillon, vont continuer à chuter. Et par-dessus tout, ce dispositif n’est même pas financé entièrement.
Une autre réforme est possible. Depuis février 2010, le Parti Socialiste a proposé un dispositif aux objectifs clairs, un plan juste, équilibré et des efforts partagés.
Les revenus du capital et les banques participeront au financement du régime des retraites. Au plan démographique, nous maintenons la réforme déjà en cours mais nous gardons la possibilité donnée à chacun de partir à 60 ans s’il le veut. Bien entendu, la pénibilité seraprise en compte sans pour autant devoir attester une quelconque maladie pour en bénéficier.
Le 7 septembre, pendant que nos députés défendront nos retraites, manifestons avec les syndicats !
Une autre France est possible.
Juillet, nous apprenons que le trésorier de l’UMP, qui fut le ministre du budget, fréquentait à Bercy, au Fouquet’s ou au Bristol, c’est selon, les membres du « premier cercle » des généreux donateurs de l’UMP et des campagnes présidentielles, que ces mêmes personnages de la « France d’en haut » falsifient allègrement leurs déclarations fiscales et qu’en récompense, ils reçoivent la Légion d’honneur accompagnée d’un chèque conséquent du fisc qu’ils ont préalablement fraudé !
Et tout cela fait l’objet d’une simple enquête préliminaire diligentée par un procureur dépendant du gouvernement et de plus, impliqué dans l’affaire qu’il est censé instruire.
Non ! le Parti Socialiste, ne s’acharne pas sur un ministre de la République. Il demande tout simplement que cette affaire grave soit instruite par un magistrat instructeur indépendant du gouvernement et délocalisé afin de traiter les dossiers en toute indépendance.
Une autre France est possible.
Août, voilà, c’est fait, ce que nous pensions ne plus entendre a été dit, cet été, et par le Président de la République lui-même : menace de déchéance de la nationalité pour des Français un peu moins égaux que d’autres et désignation à la vindicte publique, les Roms, groupe fragile entre tous, bouc émissaire idéal et sans risque.
Le procédé est connu. L’attention est ainsi détournée des sujets brûlants qui ont constitué le feuilleton de l’été : appel à la xénophobie, aux plus bas instincts dont on connaît les débordements ultimes. Cela ne peut qu’inspirer le mépris pour ces hommes qui créent la division là où ils devraient unir et qui mettent la France au ban de la communauté internationale.
La section PS de Villiers sur Orge organise des débats de fond et d’actualité sous la forme de réunions, colloques et tables rondes. En novembre 2009, elle a organisé un colloque sur « La laïcité, avenir de l’Europe » dont on peut visionner les débats et interventions sur le site.
Cette année, le mardi 19 octobre, à 19 h 30, il s’agira d’une table ronde ayant pour titre «Octobre 2010, où en est la crise ?».
Comme pour la laïcité en 2009, le principe d’organisation consiste à faire appel à des responsables politiques, compétents sur le sujet et de différentes nationalités.
Cette année, la revue économique la plus diffusée en France, « Alternatives Economiques » a bien voulu être notre partenaire. Le directeur de la rédaction, Philippe Fréméaux, chroniqueur récurrent de plusieurs émissions comme C’ dans l’air, animera les débats.
Quatre intervenants participeront à cette table ronde :
si la crise est bien terminée pour certains, elle marque toujours son empreinte forte avec son cortège de faillites d’entreprises et de désolations pour de nombreuses familles ; Gaëtan Gorce, député et secrétaire national du PS en charge de l’exclusion brossera ce tableau et présentera les enjeux ;
l’Allemagne est assurément le moteur économique de l’Europe. Le gouvernement libéral allemand, par ses atermoiements et son égoïsme, porte une lourde responsabilité dans la recherche d’une solution européenne rapide en faveur de la Grèce. Angélica Schwall-Düren est ministre SPD de Rhénanie du nord - Westphalie et par ailleurs en charge des relations avec le PS. Elle nous donnera son point de vue et nous présentera la position du SPD ;
Philippe Lamberts est député belge européen Vert. Il est également le porte parole du parti européen des Verts. Son point de vue personnel mais surtout l’avis et les propositions de Verts européens sur la crise seront écoutés avec attention ;
Michel Sapin est ancien ministre de l'économie et des finances. Le jour de la table ronde, nous connaîtrons avec plus de précisions l’état de la France en 2010 et l’avenir que nous réserve le gouvernement avec son projet de budget pour 2011. Comme secrétaire national à l’économie du Parti Socialiste, Michel Sapin précisera la position et les perspectives envisagées du PS.